Toutes les clés pour rédiger un CV attractif

Le CV étant un document primordial quand on est en recherche d’emploi, on se demande souvent comment synthétiser ses aptitudes et son parcours de façon suffisamment attrayante pour retenir l’attention du recruteur. Il faut avant tout savoir que la rédaction d’un CV est le résultat d’un travail préparatoire qui vous permettra de dégager tous les points à mettre en avant.

Travailler le fond

Si la forme d’un CV a son importance, c’est sur le fond que vous devez travailler dans un premier temps. Le but étant de montrer que vous avez toutes les capacités pour occuper le poste proposé, il vous faudra retracer le parcours qui vous a conduit à acquérir ces compétences. Vous devez donc commencer par noter toutes vos expériences depuis le début. Le tri sera effectué ensuite de façon à ne conserver que les informations capitales.

  • Formations : c’est la rubrique à laquelle les recruteurs sont le plus attentifs pour les jeunes diplômés et dans ce cas elle doit se situer avant l’expérience professionnelle. Pour chacune d’entre elles il vous faut indiquer les dates, les diplômes obtenus, les options éventuelles ainsi que les stages. Si vous avez suivi une formation dans un pays étranger, n’omettez pas de le préciser : c’est la preuve de la maîtrise d’une langue étrangère et de votre capacité d’adaption.

Les stages en entreprise ont leur place dans cette rubique et non dans celle de l’expérience professionnelle. Ils doivent être en lien avec le diplôme obtenu. Les stages pratiques de plusieurs mois portant sur l’ensemble d’une formation peuvent faire l’objet d’une rubrique spéciale, avec indication des travaux effectués.

Dans le cas d’un diplôme obtenu en alternance, on ne parle plus de stage mais d’expérience professionnelle en raison de la présence d’un contrat de travail. Le type de contrat (apprentissage, professionnalisation) sera alors précisé et la rubrique expérience professionnelle sera placée avant la formation.

Les stages de perfectionnement dans le cadre de la formation continue sont également à indiquer, pour les plus représentatifs d’entre eux tout au moins, afin de montrer votre volonté d’évoluer dans votre carrière.

  • Expérience professionnelle : là aussi chacune doit comporter les dates, le secteur d’activité et le poste que vous occupiez, en commençant par la plus récente. Il arrive que l’on ait un « trou » dans son CV pour une raison ou une autre (chômage, année sabatique…) mais il ne faut pas commettre l’erreur de vouloir le cacher parce que le sujet sera forcément abordé lors de l’entretien d’embauche. Vous n’êtes sans doute pas resté inactif durant cette période (voyage, étude d’un projet ou d’une reconversion professionnelle…), donc faites-en quelque chose de positif qui apparaîtra dans la rubrique « intérêts » ou « autres activités ».

De même, si une de vos expériences ne s’est pas bien passée (licenciement ou autre), positivez : c’est peut-être cette expérience qui vous a poussé à suivre un stage de perfectionnement ou à affiner vos objectifs. Et n’oubliez pas que les tournures négatives doivent être évitées à tout prix, tout comme dans la lettre de motivation qui accompagnera votre CV.

On ne peut passer sous silence la tentation qui se présente souvent : truquer son CV. La majorité des mensonges portent sur l’expérience professionnelle (poste « fantôme », exagération des responsabilités exercées…), ainsi que sur les diplômes et qualifications. S’il fut un temps où cela pouvait éventuellement passer inaperçu, ce n’est plus le cas maintenant. Avec Internet il est extrêmement facile d’effectuer des recoupements et les recruteurs sont passés maîtres dans l’art de décrypter les informations erronées.

Enjoliver un peu son CV en indiquant quatre mois de stage au lieu des trois réellement effectués peut à la rigueur être considéré comme un petit arrangement avec la vérité ; vous créer un emploi au sein d’une entreprise dans laquelle vous n’avez jamais mis les pieds est autrement plus grave. Si l’employeur vous embauche et qu’il constate par la suite qu’il s’agissait d’un mensonge (constituant une « manoeuvre dolosive »), il est en droit de vous licencer pour faute grave. Et si le mensonge porte sur un diplôme obligatoire dans le cas d’un profession réglementée, vous risquez des sanctions pénales pour faux et usages de faux.

Rédiger le CV

Une fois le tri effectué dans votre « brouillon », vous pouvez passer maintenant à la rédaction proprement dite de votre CV. Pour un jeune diplômé il doit tenir sur une seule page mais peut en comporter deux si vous êtes confirmé. Il est essentiel de lui donner un titre indiquant l’intitulé du poste que vous visez.

  • Etat-civil : il figure en haut à gauche et comporte bien sûr numéro de téléphone et adresse e-mail (professionnelle et non fantaisiste). Si le poste nécessite la pratique d’une langue étrangère, indiquez-la sous l’état civil avec précision de niveau (« anglais courant », « anglais professionnel » ou « bilingue » sont plus parlants que « bon niveau » ou « lu, écrit, parlé ») ; et banissez définitivement l’expression « niveau scolaire ». Indiquez également vos compétences informatiques, qu’il s’agisse de logiciels de base ou plus complexes.

  • Formation : commencez par le dernier diplôme obtenu ou le plus significatif par rapport au poste. Le détail du cursus année après année est à éviter car fastidieux à lire ; concentrez-vous sur chaque formation dans son ensemble : indication d’années de début et de fin – diplôme – nom de l’établissement (en gras) – options choisies ou mémoire.

  • Expérience professionnelle : là aussi commencez par la plus récente ; un jeune diplômé n’omettra pas de mentionner tout ce qui est source d’expérience (jobs étudiant, stages, alternance…). Essayez de détailler chaque expérience de la façon suivante : dates d’entrée et de départ – nom de l’entreprise (en gras) – type de contrat – intitulé du poste – description de la mission.

  • Centres d’intérêt/Loisirs : n’en faites pas une rubrique fourre-tout indiquant pêle-mêle « cinéma, voyages, lecture ». Une activité peut vous permettre de valoriser certaines de vos facettes. Ainsi la pratique d’un sport collectif laisse à entendre la capacité à travailler en équipe ; une activité bénévole ou caritative traduit l’intérêt que l’on porte aux autres mais prenez soin de montrer que cette activité ne risque pas d’empiéter sur votre temps de travail.

Les erreurs à éviter

  • Ne pas vérifier son orthographe : on a actuellement l’impression qu’une bonne orthographe est souvent secondaire mais ce n’est absolument pas le cas en matière de CV ; pour les recruteurs, ce laissez-aller est synonyme de manque de maturité, de rigueur et d’impolitesse et un CV comportant des fautes court de grands risques d’être rejeté d’emblée.

  • Donner trop d’informations personnelles : il est évident qu’il ne faut faire apparaître ni opinions politiques, ni orientation sexuelle ni religion ; évitez également d’indiquer votre âge et votre situation familiale, sauf s’ils sont susceptibles de prouver votre sens des responsabilités ou votre stabilité.

  • Mettre systématiquement une photo : certains recruteurs sont mals à l’aise face aux CV comportant une photo, craignant qu’on ne les accuse d’exercer une discrimination par rapport à l’apparence ; si une photo est explicité demandée dans l’annonce, choisissez-en une récente, type photo d’identité, qui vous mette en valeur.

  • Pêcher par excès d’originalité : essayer de se démarquer ne signifie ni se livrer à des bons mots, ni étaler une débauche de couleurs dans la présentation du CV ; la sobriété est de mise et ce sont vos compétences qui retiendront l’attention, pas vos talents de comique.

  • Utiliser des termes galvaudés : il existe des mots qui agacent carrément les recruteurs ; ils ont largement eu leur compte de « travailleurs acharnés, fonceurs, dynamiques et fins stratèges » ; à trop vouloir « sortir des sentiers battus », c’est votre CV qui sortira très vite de leur champs de vision.

  • Mentionner les raisons de votre départ d’une entreprise : ce type d’explication neutralise toute l’attention que vous avez porté à valoriser vos points forts ; il sera toujours temps d’en parler lors de l’entretien d’embauche.

  • Indiquer vos prétentions salariales : ces précisions ont un effet très pervers ; si vous êtes au-dessus du salaire prévu, ce serait une perte de temps pour le recruteur de vous convoquer à un entretien ; si vous êtes en-deça, il se dira qu’il peut vous embaucher pour une bouchée de pain. Si l’annonce demande à ce qu’elles soient indiquées, restez dans une fourchette assez large en précisant que vos exigences dépendent de certains facteurs.

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