Photovoltaique : Faire de son toit une source de revenu

Le photovoltaïque est la solution préférée des Français en tant que source d’énergie alternative. Inépuisable puisque issue du soleil et très fiable en raison de son absence de risque de rupture, universelle, économique et écologique, cette énergie respecte l’environnement et la nature : réduction des émissions de CO2, des rejets polluants et préservation des ressources naturelles. Outre la possibilité de fabriquer sa propre électricité, il existe également celle de revendre l’électricité produite à EDF et de se constituer ainsi un revenu.

Il ne faut pas confondre les panneaux solaires photovoltaïques, permettant de produire de l’électricité, et les panneaux solaires thermiques produisant de la chaleur à l’intention de l’eau chaude sanitaire et éventuellement du chauffage d’un intérieur s’il s’agit d’un système combiné.

Le fonctionnement du photovoltaïque

Le fonctionnement du panneau solaire photovoltaïque repose sur la transformation de la lumière en électricité grâce à des matériaux semi-conducteur tels que le silicium. Les électrons contenus dans ce matériau se mettent en mouvement quand les photons de la lumière solaire les atteignent et ce mouvement constitue le courant électrique continu. Cette énergie est donc produite par la lumière du soleil et non par sa chaleur. Le panneau solaire ne comporte aucune pièce mécanique mais seulement des modules photovoltaïques de divers types.

Le courant électrique est canalisé dans les panneaux solaires par des fils électriques, puis un onduleur le rend compatible avec le réseau de distribution en le transformant en courant alternatif 230 volts.

Les dimensions et le rendement du panneau solaire photovoltaïque

Le choix de la dimension du panneau solaire dépend à la fois de l’ensoleillement de la région et des besoins du foyer en électricité. Concernant l’ensoleillement on estime qu’un panneau d’une puissance de 1 kWc produit en moyenne de 800 à 1 000 kWh dans le nord, de 1 000 à 1 100 kWh dans le centre et de 1 200 à 1 400 kWh dans le sud. En moyenne un panneau solaire de 10 m2 affiche une puissance de 1kWc. Les panneaux solaires doivent être orientés sud et inclinés de 30°.

La moyenne de la consommation annuelle peut se calculer à l’aide des factures d’électricité précédentes. Dans le cadre d’une installation sur un bâtiment neuf, l’estimation de la consommation quotidienne à venir s’effectue en listant les divers appareils électriques du logement (en tenant compte de leur puissance en watt à l’heure) et en multipliant la puissance par le nombre d’heures d’utilisation. Hors chauffage électrique, un foyer consomme en moyenne 3 500 kWh à l’année.

Le rendement du panneau solaire photovoltaïque varie selon le type de module, la différence provenant des cellules le composant.

  • Les cellules plates cristallines, composées de divers matériaux : le silicium monocristallin, le plus coûteux mais au meilleur rendement (18%) ; le silicium multicristallin, moins coûteux et au rendement moindre (12 à 15%) ; le silicium en ruban, plus récent mais moins rentable, au rendement équivalent au multicristallin.

  • Les couches minces, consistant en une fine couche de poudre de matériau semi-conducteur déposé sur le verre, généralement du silicium amorphe, bien moins cher mais aussi moins rentable (6%).

L’installation

L’installation de panneaux solaires photovoltaïques est réglementée. Pour une maison individuelle, une demande d’autorisation préalable est à effectuer auprès de la mairie. Dans le cas d’un immeuble en copropriété, le syndicat de copropriétaires doit d’abord se réunir en assemblée générale et la majorité absolue est requise. Si ce n’est pas le cas, on procédera à un vote à la majorité simple. La demande auprès de la mairie est alors du ressort du syndicat.

Si vous choisissez d’utiliser la totalité de l’électricité obtenue pour votre propre consommation, le raccordement au réseau n’est pas nécessaire et il suffit de faire une déclaration en autoconsommation au gestionnaire du réseau de distribution. Dans le cas d’une vente (en totalité ou en surplus) de l’électricité fabriquée, il est obligatoire de faire appel à un installateur qualifié ou doté d’une certification professionnelle qui adressera une demande de raccordement au gestionnaire du réseau de distribution (demande que vous pouvez d’ailleurs effectuer vous-même).

L’installation peut être de deux sortes. Si les panneaux sont intégrés au bâti, ils font office de matériaux de construction en remplacement de façades de balcons, tuiles, etc. Cette possibilité n’existe que pour les bâtiments en construction et permet de bénéficier d’un tarif de rachat de l’électricité plus élevé. Sur un bâtiment déjà existant, les modules seront non intégrés, donc posés sur le toit, sur la façade (si la surface du toit n’est pas suffisante), sur la terrasse…

La revente de l’électricité

La revente de l’électricité produite fait l’objet d’un contrat valable 20 ans, qu’il s’agisse d’une revente partielle ou totale. Les tarifs, réévalués chaque trimestre, varient selon le choix de revente et le type d’installation. Une facture est adressée chaque année à la date anniversaire de la signature du contrat et il suffit de reporter sur le formulaire les relevés de compteurs. Le paiement intervient alors dans les deux mois.

La revente du surplus vous permet d’utiliser toute l’électricité dont vous avez besoin et d’injecter le reste dans le réseau public à un tarif fixé par l’Etat. Si vous revendez l’intégralité de l’électricité produite, vous devrez acheter l’électricité nécessaire à votre consommation et vous dépendrez donc de son prix. En outre, le coût du raccordement est plus élevé en raison de l’installation d’un compteur de non-consommation.

A titre d’exemple, voici les tarifs au kWh de la revente en totalité pour le premier trimestre 2018.

  • Intégration au bâti (avec prime IAB jusqu’au 30/09/18) :

    • puissance inférieure ou égale à 3 kwc = 20,47 €
    • puissance inférieure ou égale à 9 kwc = 17,74 €
  • Intégration simplifiée au bâti (ISB) :

    • puissance inférieure ou égale à 3 kwc = 18,22 €
    • puissance inférieure ou égale à 9 kwc = 15,49 €
  • Non intégrée au bâti ou IAB/ISB < 100 kWc :

    • puissance inférieure ou égale à 36 kwc = 12,07 €
    • puissance inférieure ou égale à 100 kwc = 11,12 €

Pour la même période, les tarifs de la revente du surplus sont les suivants quel que soit le type d’installation.

  • Puissance inférieure ou égale à 3 kwc = prime de 380 €/kwc + 10 c€/kWh
  • Puissance inférieure ou égale à 9 kwc = prime de 290 €/kwc + 10 c€/kWh
  • Puissance inférieure ou égale à 36 kwc = prime de 190 €/kwc + 6 c€/kWh
  • Puissance inférieure ou égale à 100 kwc = prime de 90 €/kwc + 6 c€/kWh

Les aides financières

Les équipements photovoltaïques ne font plus l’objet d’un crédit d’impôt mais bénéficient d’une TVA à 10% sous réserve que l’installation soit effectuée par l’entreprise fournissant les panneaux solaires. Des subventions peuvent être accordées par certaines collectivités territoriales et vous pouvez éventuellement bénéficier d’aides de l’Agence nationale de l’habitat.

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